Industrialiser le RUN Finance, un nouveau prérequis pour accompagner la transformation des directions financières

 Faire tourner la finance au quotidien n’est plus un simple sujet de support.  Avec des systèmes d’information de plus en plus multioutils et interconnectés, la moindre anomalie peut désormais impacter directement la production des comptes, les délais de clôture ou la conformité réglementaire.

Publié le 18/06/2026

Finance Transformation

Point de vue d'expert

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Complexité croissante du SI Finance

Le SI finance est devenu au fil du temps toujours plus complexe et interconnecté. Les équipes peinent parfois à suivre cette évolution, avec un fonctionnement qui reste souvent assez classique et siloté : un profil expert par outil, des équipes dédiées et un manque de transversalité. Un mode de fonctionnement difficilement conciliable avec les nouveaux enjeux des DAF.

Une même donnée peut aujourd’hui traverser plusieurs systèmes avant d’arriver dans le reporting, ce qui rend les cycles d’exploitation plus sensibles, en particulier lors des clôtures.

Dans ce contexte, une accélération du rythme des clôtures pourrait – par exemple – se traduire par une multiplication des points de blocage (et des interactions nécessaires pour les lever).

Le véritable enjeu n’est pas tant de confier le RUN à un tiers que de faire évoluer le modèle de fonctionnement.

Ce travail permet  de structurer, industrialiser et fiabiliser le modèle de run, au travers de la standardisation et de l’automatisation des processus, des opérations, des cycles de clôture, etc. En cas d’incident, l’enjeu n’est plus seulement de rétablir le service, mais d’en comprendre les causes racines afin de définir les actions permettant d’éviter sa répétition.

Ce travail de fond participe à faire évoluer les pratiques des équipes internes, afin de casser les silos et de gagner en transversalité et en fluidité.

Cette évolution s’inscrit dans une démarche progressive d’amélioration continue, en renforçant la fiabilité et la prévisibilité des opérations financières.

 

 Sécuriser le RUN pour rendre la transformation possible

Au sein des DAF, les projets IT ont tendance à se succéder rapidement, à mesure que les outils arrivent en fin de vie, que de nouveaux enjeux réglementaires ou normes apparaissent, que des opérations d’acquisition ou de cession sont réalisées… ou tout simplement lorsque de nouvelles opportunités sont identifiées, comme le passage au cloud ou l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des outils financiers.

Avec l’accélération du rythme de production d’une information financière toujours plus complexe et détaillée, les équipes  disposent de peu de marges pour absorber ces transformations.

Un run FINANCE maitrisé , devient alors un prérequis pour mener ces projets sans fragiliser les cycles de production financière existants.

 

Vers un modèle de RUN capable d’évoluer dans le temps

Au‑delà de la capacité à absorber de l’opérationnel, l’enjeu pour les directions financières est d’évaluer la maturité du modèle proposé : capacité à intervenir dans des environnements multi‑technologies, organisation de pilotage du RUN, démarche de capitalisation et aptitude à faire évoluer le dispositif dans la durée.

La question clé n’est plus seulement « qui fait le RUN ? », mais : ce RUN renforce t-il réellement la résilience de la production financière et la capacité de transformation de l’organisation ?

Selon la taille et la culture des organisations, cette industrialisation peut s’inscrire dans une logique de Factory Finance : un modèle structuré et piloté, visant à sécuriser durablement le RUN tout en accompagnant les évolutions, avec un niveau de fiabilité cohérent avec les exigences actuelles des directions financières.

 

Mariam Yousfi

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