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JO: VISEO soutient l'Aviron grenoblois

Nous annonçons notre soutien officiel à l'Equipe Olympique d'Aviron aux Jeux Olympiques de Rio 2016

VISEO s'est trouvée une passion pour l'aviron et va vous faire partager lors des six prochains mois jusqu’au début des JO son engagement auprès de la délégation olympique française et de ce sport méconnu aux valeurs sportives parmi les plus proches de l’olympisme

En route pour Rio! Pourquoi VISEO soutient-elle les athlètes grenoblois qui auront la chance d'intégrer l'équipe de France olympique d'aviron? L'un de nos collaborateurs, Thibault Parmentier, Directeur de la Recherche et Innovation à VISEO Grenoble, est un ancien champion de France d'aviron et actuel président du club de Grenoble, l’un des meilleurs clubs en France dans la formation de futurs champions. De là est née notre envie de nous placer derrière cette équipe, pour vous la faire découvrir mais aussi pour vous permettre de vous plonger au cœur de cette discipline, de ses valeurs, en espérant que cela vous donne aussi envie de soutenir vos athlètes lors du grand rendez-vous de Rio, au Brésil, au mois d'août 2016.

D'ici là, nous partirons à la rencontre des rameurs et nous vous ferons régulièrement vivre l'actualité de la future délégation. Pour débuter cette aventure, nous avons interrogé Thibault Parmentier sur sa passion, ce qui fait la particularité de ce sport et sur nos chances pour les JOs.

"L'aviron demande beaucoup d'entrainement et associe technicité et physique. L'un ne va pas sans l'autre. La réussite passe par le travail."

Pourquoi avoir commencé l'aviron?

Comme tout enfant qui débute le sport, vers 11-12 ans, je me suis mis pour ma part à l'aviron. Passionné, j'ai remporté deux fois les championnats de France deux fois en 1989 et en 1998. En 1998, nous ramions en quatre avec Xavier Dorfman qui devait devenir champion olympique à Sydney en 2000. Derrière, je suis devenu président du club de Grenoble. 

Que faut-il pour devenir rameur? 

C'est un sport d’endurance à haute dépense énergétique mais qui au départ est ouvert à tous les poids et toutes les tailles. L'aviron demande beaucoup d'entrainement et associe technicité et physique. L'un ne va pas sans l'autre. La réussite passe par le travail. Il y a des gars doués mais ce n'est pas ça qui fait la différence.

De l'extérieur, le sport peut paraître brutal physiquement mais sa dimension "glisse" le rapproche plus du nautisme ou du ski de fond. Un coup d’aviron, c’est un tiers du temps est consacré à la propulsion, le reste à la glisse, avec les rames hors de l'eau et le bateau sur le retour. 

L'aviron reste un sport basique: toujours le même geste et la même direction. Tu ne découvres que petit à petit, avec les kilomètres et les ampoules aux mains la progression technique et le travail sur la glisse pour ne pas trop te fatiguer. Les champions ont ainsi entre 24 et 30 ans, une maturité tardive d'autant que c'est un sport très aérobic, très complet, il ne faut donc pas lésiner sur la musculation, notamment les jambes, le dos et les bras. Pour cela, l'ergomètre est un bon outil de travail hors de l'eau. Je précise qu'on peut commencer à n'importe quel âge, il existe des régates pour entreprises et senior sur des distances plus courtes. Enfin, pour cela, il ne faut juste pas avoir peur de l'eau, le bateau est très fin!

"Ce côté amateur, sans rien à gagner, préserve jusqu’à présent du dopage. C'est un sport encore très sain, pour le moment"

Peux-tu nous expliquer les règles de l'aviron? 

Il existe deux types de pratique avec une rame par personne (pointe) ou avec deux rames (couple). Ensuite, il existe des bateaux à un, deux quatre ou huit rameurs. Seuls les bateaux de pointe peuvent être barrés. Il existe toutes les variantes à deux et quatre rameurs. Par contre, le bateau seul a toujours à deux rames (skiff). Sinon ça tourne en rond! Et le huit, symbole des courses Oxford-Cambridge, est toujours en pointe et barré.Il existe deux catégories de poids. Les légers : hommes en dessous de 70 kg et femmes en dessous de 57 kg. Au-dessus, les poids lourds est une catégorie sans contrainte. La course est de 2 000 mètres en ligne (distance olympique) sur 6 lignes d'eau. Mais il n'y a pas de record, pas de culture de la seconde. Le but juste est de donner le meilleur pour finir la course avant les concurrents.

Pas de record! L'aviron est-il un sport à part, loin des sports ultra-médiatisé? 

Lorsque j'ai été champion, j'ai gagné une médaille en toc et un t-shirt en coton moche. Cela vous enseigne la vraie valeur de sport. Au niveau olympique, financièrement il n'y a rien à gagner puisque le médailler d'or empoche la prime olympique nationale 30k€ (une fois tous les 4 ans au maximum). Les rameurs sont ainsi obligés de travailler à côté. Ce côté amateur, sans rien à gagner, préserve jusqu’à présent du dopage. C'est un sport encore très sain, pour le moment. 

"On n'y va pas en touristes mais on n'est pas une nation forte"

Avons-nous déjà des rameurs qualifiés pour les JO?

La France a déjà qualifié 6 coques (Double poids léger homme, Double femme, Double homme, Quatre sans barreur poids léger homme, Pair-oar homme, Pair-oar femme). Il faut savoir que les meilleurs bateaux sont qualifiés mais que les rameurs de ces bateaux ne sont pas forcément ceux qui partiront aux JO. En l'occurrence, Noémie Kobert, présente sur le bateau pair-oar femme qualifié n'ira pas forcément aux JO.

Pour les coques non qualifiées, une coupe du monde de Lucerne en avril permettra un repêchage des derniers bateaux français et de certains athlètes comme Edouard Jonville, seront du voyage pour qualifier le quatre sans barreur  poids lourds.

Qu'elles sont nos chances aux JO? 

Notre objectif est d'au-moins 3 médailles sur 10 compétitions. On n'y va pas en touristes mais on n'est pas une nation forte: l'Allemagne ou la Nouvelle-Zélande sont les vraies puissances fortes. C'est culturel, plus médiatisé chez eux. Par exemple, il y a une culture anglo-saxonne du 8, alors qu'en France ça commence vaguement. La Fédé s'est loupée l'an dernier en misant sur le 8. Sur certains bateaux, on va en revanche avoir une vraie culture comme par exemple poids léger homme. On vise au moins 2 podiums.

"L'aviron est comme une entreprise car c'est un sport individuel qui se pratique en équipe. Tu dois faire avec les bons et les moins bons."

Le club de Grenoble sra-t-il bien représenté?

Quatre athlètes en théorie, dont Laura Tarantola (en double féminin poids léger) et Clément Duret (quatre sans poids léger), Edouard Jonville (en quatre sans barreur poids TC) et Noémie Kober en deux sans barreur féminin. 

Aviron, VISEO, venons-en aux comparaisons. En quoi cette discipline se rapproche-t-elle des valeurs de l'entreprise? 

Car l’aviron est un sport individuel qui se pratique en équipe. Tu dois faire avec les bons et les moins bons. Le bateau avance à la vitesse de l'élément le plus faible. Il existe une solidarité à outrance. On gagne ensemble avec la contribution de tous. Cette solidarité et cette complémentarité a d’ailleurs permis à l’agence VISEO de Grenoble de remporter 4 ou 5 fois la régate inter-entreprises des Isere EDF Trophy à l’automne.