Cinq enjeux pour le secteur bancaire en 2017 by VISEO
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Nos 5 enjeux digitaux du secteur bancaire pour 2017

Nos experts vous donnent leur vision du marché
24 Janvier 2017

Quelles tendances digitales pour la banque en France en 2017?

Christophe Casmarec, directeur de l'offre Banque & Assurance VISEO et David Tanguy, Ingénieur d'affaires, nous donnent leur vision du secteur bancaire pour 2017. Il mettent en exergue 5 enjeux pour la profession.

Exit la "transformation digitale", place à "l’accélération digitale". En effet, 85% des entreprises françaises auraient amorcé leur transformation digitale selon le baromètre Croissance et Digital lancé par ACSEL, effectué en 2016.

Mais qui au sein du secteur bancaire l'a réellement entamé?

Si la Société Générale a décroché la troisième place du classement eCAC40 des entreprises à la plus forte maturité digitale, les entreprises du secteur n’ont pas encore exploité l’intégralité de leur potentiel numérique.

Confrontées à un environnement de taux bas et de disruption, notamment de la part des Fintechs, les banques doivent plus que jamais changer de modèle afin de préserver leur efficacité opérationnelle. Ce chemin vers le changement, est à la fois jalonné de plusieurs enjeux numériques mais aussi de contraintes réglementaires - notamment autour de la gestion des données - qu’il faudra intégrer dans le processus de réflexion.

1. Le Big Data, des données rares pour des exploitations multiples

Les banques possèdent une grande variété de données internes particulièrement riches qui n’attendent qu’à être valorisées. Prenons l’exemple des données de paiement qui apportent des éléments de précision quant à l’enseigne, la date, l’heure, le montant ou encore le lieu d’une transaction.

Ces informations pourront être à la base de synergies avec d’autres acteurs de l’économie tels que les commerçants, afin de leur fournir des statistiques sur la performance d’une zone de chalandise ou d’une campagne de soldes.2. 

2. Le digital pour une meilleure relation client

Selon le deuxième Baromètre des CD20 (Chief Digital Officer/Chief Data Officer), réalisé par Digital Jobs, Novamétrie, Salesforce et VISEO fin 2016, 83% des entreprises considèrent le digital comme une priorité stratégique et 37% voient dans le digital, une opportunité de ré-enchanter l’expérience client, en multipliant les points de contact à tout moment sur plusieurs terminaux.

Du point de vue du secteur bancaire, le digital permettra de s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs réclamant une relation client composée de produits et de services personnalisés, mais surtout, une relation à valeur ajoutée avec leur conseiller.

Cette exigence se traduit par une hausse de l’utilisation du mobile pour les opérations courantes et des visites moins fréquentes en agence afin de bénéficier d’une expertise sur un sujet donné.

Cette mutation effectuée pour s’adapter aux clients doit être accompagnée d’une action analogue en interne, au niveau des processus métiers, de la formation des collaborateurs et de l’acculturation digitale. Ainsi, le Crédit Agricole a lancé le concept de ses nouvelles agences «actives» en se basant sur 3 éléments clés: la formation des collaborateurs, la mise en place d’outils technologiques pour les conseillers et la refonte du design des agences.

3. Blockchain, enfin démystifiée?

Blockchain est le sujet d’innovation par excellence de ces dernières années. 2016 a été l’année de l’acculturation et des premiers tests pour les banques les plus avancées.

Alors, que nous réserve 2017? Sans surprise, les différents POCs devraient se poursuivre, à la fois pour permettre aux différentes directions de monter en compétences et, dans un même temps, permettre aux banques de toujours mieux appréhender les opportunités de cette technologie.

Par ailleurs, il conviendra d’accorder une grande attention aux différentes alliances de 2016 qui pourraient être amenées à évoluer au fil de choix technologiques et stratégiques de certains de leurs participants. A ce titre, les remous au sein du consortium R3 sont très parlants.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer la dimension étatique et les conséquences d’une présence toujours plus forte de crypto-monnaies. De ce point de vue, le projet de la banque nationale du Canada qui travaillerait depuis fin 2016 sur un projet du CAD-Coin est particulièrement intéressant.

4. Chatbot pour des projets non-bancaires

Le nombre de banques qui confient une partie de leur service client à des assistants virtuels, offrant une plus grande disponibilité à moindre coût, augmente.

Plusieurs établissements financiers ont sauté le pas: la Royal Bank of Scotland a lancé son propre chatbot en partenariat avec IBM sur un échantillon de consommateurs, il aura pour mission de répondre aux demandes les plus simples des clients et de les orienter en cas de requête plus complexe. Plusieurs initiatives fleurissent à travers le monde mais les banques françaises limitent pour l’instant leurs projets chatbots à des activités non-bancaires.

5. SIRH pour attirer les meilleurs talents

La technologie a raccourci de manière considérable les cycles d’innovation, ainsi pour suivre la cadence et ne pas se laisser distancer, l’agilité organisationnelle et une gestion des talents digitaux 2.0 sont de rigueur. Naturellement, pour opérer leur transformation, les banques tout comme les autres secteurs devront redoubler d’efforts pour attirer les talents digitaux nécessaires, majoritairement issus de la génération "Y" qui représentera 50% de la main d’œuvre mondiale en 2020, selon PwC.

Cependant, la bataille s’annonce rude ces profils étant de plus en plus attirés par les start-ups et l’entreprenariat. Bien que tous ces enjeux constituent de réels vecteurs de transformation digitale, ils doivent être néanmoins, alignés sur la stratégie d’entreprise, accompagnés d’une profonde mutation organisationnelle et de la culture d’entreprise afin d’être exploité pleinement. 

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