MS Experiences 2017: L'intelligence numérique en action by VISEO
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Microsoft Experiences 2017: L'intelligence numérique en action

Retour sur la plénière d'ouverture du 3 octobre
03 Octobre 2017

A l'occasion de l'ouverture du Salon Microsoft Experiences 2017, une plénière donnait la parole aux décideurs et aux acteurs de la transformation numérique. Retour sur les grands moments de la conférence.

C’est au Palais des Congrès que l’édition 2017 du salon Microsoft Experiences a ouvert ses portes mardi 3 octobre dès 9 heures. Décideurs, commerciaux, cadres et ingénieurs de tout poil sont déjà nombreux pour assister aux talks qui ouvrent cette journée business. Les échanges vont déjà bon train autour des stands et la foule s’amasse sans discontinuer aux abords des alcôves bourdonnantes du Palais du Congrès. Point d’orgue de la matinée: Une plénière réunissant quelques grands noms de l’industrie et du numérique. Découvrez notre compte-rendu

La transformation numérique des entreprises: Un enjeu sans cesse renouvelé

La conférence s’ouvre avec un déballage d’effets sons et lumière dont seul Microsoft a le secret. C’est Laurence Laffont, Directrice Générale du Marketing Microsoft France qui assure le rôle de maîtresse de cérémonie. En guise d’incipit elle revient sur les enjeux actuels de la transformation numérique et sur l’action menée par Microsoft en ce sens. Un live sketcher commet quelques croquis en marge de la conférence sur une tablette graphique afin de dérider un peu une audience déjà acquise à la cause.

Microsoft: Retour d’expérience

La première intervenante, Peggy Johnson, Vice-Présidente Exécutive de Microsoft, et longtemps créditée most powerful female engineer par la presse américaine, revient sur sa formation et sur sa propre expérience, depuis le campus de San Diego jusqu’aux sphères décisionnelles du géant américain. Un parcours tout tracé et un discours qui insiste sur les transformations récentes de la compagnie, qu’elles soient technologiques, mais aussi culturelles. Elle n’oublie pas pour autant de souligner «l’importance de l’échec» en entreprise et rappelle l’expérience malheureuse du chatbot Tay, développé par les équipes du Microsoft Technology and Research sur la base d’une intelligence artificielle capable d’apprendre et de compiler la plupart des patterns langagiers des utilisateurs de Twitter afin d’interagir avec eux. Le projet fut stoppé en catastrophe suite à une escalade de propos irrévérencieux totalement inassumables pour la compagnie de Bill Gates. Un camouflet qui a permis aux équipes techniques et à la recherche d’affiner et de corriger leur programme ambitieux d’agents conversationnels.

Elle revient également sur l’importance des partenariats (Amazon, notamment), sur les particularités de la logique win/win/win générée par la trinité société/client/partenaire et sur les nouveaux enjeux de sécurité liés à l’interconnexion des objets.

A l’orée de l’industrie du futur

L’allocution de Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, sera principalement dédiée à la problématique de la transformation digitale pour une grande société industrielle ayant pignon sur rue depuis plus de 100 ans, telle que Schneider. Elle rappelle que nous sommes passés d’un monde centré sur le produit à un monde où c’est l’usage même de ce produit qui devient le principal facteur de valorisation. Pour les grandes industries, la transformation digitale revient à penser différemment l’ensemble de ses infrastructures et à considérer ses enjeux énergétiques à l’aune de nouveaux paradigmes. Elle rappelle qu’aujourd’hui 30% de la consommation énergétique mondiale est dédié aux bâtiments du secteur tertiaire, mais qu’on les estime à 60% inefficaces dans leur optimisation: automatiser, piloter et repenser en amont leur consommation devient donc un exercice majeur désormais réalisable grâce aux technologies data. Ainsi le métier d’energy manager sera probablement un des postes les plus recherchés dans les années qui viennent.
Elle revient également sur l’importance du secteur innovation chez Schneider: plateforme IoT, cloud Azure, machine learning…Les millions de données générées en permanence par l’industrie se doivent d’être pilotées et appréhendées de la façon la plus agile possible, c’est aujourd’hui l’alpha et l’omega de toute entreprise qui souhaite prospérer et capitaliser sur sa transformation numérique.

Des plateformes d’emplois pour les nouvelles générations

Christophe Catoir, président d’Adecco Group, prend le relais et présente à son tour les options choisies par son groupe, qui s’est davantage transformé sur les deux dernières années d’activité que sur les 50 précédentes: enjeu principal, créer de la valeur à la fois pour les collaborateurs, pour les candidats et pour les clients. Ce qui passe à la fois par une amélioration de la performance opérationnelle et par l’implémentation d’une stratégie omnicanale. Dans ce cadre il invite Guillaume Herrnerger et Romain Trebuil, les deux fondateurs de la start up Shakhr, à le rejoindre pour présenter les grandes lignes de leur plateforme dédiée aux travailleurs freelance, qui répond à la question: "Comment se positionner comme le tiers de confiance pour pérenniser cette source d’emplois?". En effet aujourd’hui en France 12% des actifs sont des travailleurs indépendants.

Transformation digitale & marketing: Une combinaison gagnante

Maurice Lévy, Président du Directoire de Publicis, intervient ensuite sur les problématiques de l’intelligence numérique liée à son corps de métier. Il rappelle qu’aujourd’hui il faut en effet pouvoir développer une observation exhaustive du consommateur, de sa sociologie et de sa psychologie, ainsi que des canaux par lesquels on peut le toucher. En effet la relation entre l’annonceur, la marque et le consommateur est en train de muter considérablement: il estime facétieusement qu’à l’ère des objets connectés l’enjeu sera de vendre directement des produits aux frigos eux-mêmes et non à leurs propriétaires!

Informatique quantique: Le grand saut vers l’avenir

La plénière se finit en beauté avec une intervention sapientiale de Bernard Ourghanlian, Directeur Technique Microsoft France, autour de ce qui sera très certainement l’ultime révolution numérique du XXIème siècle: L’informatique quantique. Après un rappel des bases théoriques (intrication et superposition à l’échelle subatomique) il trace les grandes lignes des avancées de la recherche menée par Microsoft: aujourd’hui on peut développer des calculateurs quantiques qui stockent non plus des bits mais des qbits (quantum bits), avec pour résultat de décupler la puissance de calcul à des niveaux stratosphériques qu’on peine encore à imaginer. Les applications sont multiples: modélisation de substances organiques dans un but industriel (engrais), capture du Co², conception de nouveaux matériaux et de supraconducteurs révolutionnaires, machine learning… l’informatique quantique topologique n’en est encore qu’à ses balbutiements mais ses capacités semblent déjà ouvrir les portes d’un éveil global de l’humanité.

 «L’homme est infiniment grand par rapport à l’infiniment petit et infiniment petit par rapport à l’infiniment grand». C’est sur cette maxime de Jankélévitch que prend fin la plénière de cette première journée du Microsoft Experience 2017.